Groupe de sécurité qui goutte : ce qui est normal, ce qui ne l'est pas
Un groupe de sécurité qui goutte pendant la chauffe fait son travail : il évacue l'eau dilatée, 2 à 3 litres pour 100 litres d'eau chaude puisés. S'il coule hors chauffe ou en filet toute la nuit, manœuvrez sa soupape, puis mesurez la pression d'eau, à réduire au-delà de 3 à 5 bar selon les fabricants. Sinon, changez le groupe.

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- Difficulté
- Intermédiaire
- Durée
- 5 min à 1 h 30
- Coût
- 0 à 60 €
Sommaire (11 parties)
- Groupe de sécurité qui goutte : normal ou pas, selon le moment
- Combien d'eau un groupe de sécurité laisse-t-il couler ?
- Il coule en permanence, même hors chauffe
- S'il coule surtout la nuit, mesurez la pression d'eau
- Il ne goutte jamais
- Sifflement ou vapeur : coupez le courant
- Le siphon déborde ou sent mauvais
- Changer le groupe de sécurité
- Un vase d'expansion sanitaire pour supprimer l'écoulement
- Quand c'est le chauffe-eau qu'il faut changer
- Questions fréquentes
Groupe de sécurité qui goutte : normal ou pas, selon le moment
Le groupe de sécurité est le bloc de laiton vissé sur l'arrivée d'eau froide du chauffe-eau, en général juste en dessous. On le reconnaît à sa molette ou à son levier, et à l'entonnoir qui le relie à l'égout. C'est par là qu'il goutte, et le moment où il coule dit presque tout.
| Ce que vous voyez | Normal ? | Cause probable | Que faire |
|---|---|---|---|
| Quelques gouttes par intermittence, pendant la chauffe | Oui | La dilatation de l'eau | Rien, sauf la manœuvre mensuelle (voir combien d'eau est normal) |
| Ça coule hors chauffe, ballon à l'arrêt | Non | Du calcaire sur le siège de la soupape, ou une soupape usée | Manœuvrer la soupape, puis tester le groupe |
| Un filet pendant toute la chauffe, surtout la nuit | Non | Une pression d'arrivée trop forte | Mesurer la pression |
| Pas une goutte, même pendant la chauffe | À vérifier | Un vase d'expansion, une soupape grippée ou un clapet qui fuit | Le groupe qui ne goutte jamais |
| Sifflement, vapeur, eau brûlante | Non, urgent | Un thermostat qui ne coupe plus la chauffe | Couper le courant |
| Le siphon déborde ou sent mauvais | Non | Une évacuation bouchée, trop étroite ou un siphon sec | L'évacuation |
| De l'eau perle sur le corps du groupe ou ses écrous | Non | Un raccord, pas la soupape | Resserrer le raccord ou refaire son étanchéité |
| De l'eau suinte de la cuve, sans passer par le groupe | Non | Une cuve percée | Remplacer le ballon |
Sur une chaudière, la soupape qui goutte est une autre pièce. Tarée à 3 bar, elle protège le circuit de chauffage, et ses pannes sont traitées dans notre page sur la pression de chaudière qui baisse.
Combien d'eau un groupe de sécurité laisse-t-il couler ?
Le groupe de sécurité réunit plusieurs pièces. Un robinet d'arrêt, la manette quart de tour, isole le ballon. Un clapet anti-retour laisse entrer l'eau froide et l'empêche de repartir vers le réseau. Une soupape, tarée à 7 bar, s'ouvre quand la pression du ballon atteint ce seuil ; sa molette sert aussi de purge, pour l'actionner à la main ou vider le ballon.
Pendant la chauffe, le clapet reste fermé. L'eau du ballon ne peut plus reculer, et elle se dilate. La pression passe d'environ 3 bar, celle du réseau, à près de 7 bar, explique Atlantic. La soupape s'entrouvre alors par intermittence et laisse partir le volume en trop, jusqu'à la fin de la chauffe. Watts, qui fabrique des groupes de sécurité, écrit que cet écoulement « est la preuve du bon fonctionnement » du groupe, et qu'« il ne faut pas chercher à y remédier ».
Combien ? Les fabricants parlent de 3 % du volume du ballon par chauffe, soit 6 litres pour 200 litres. C'est un plafond. Un mètre cube d'eau pèse 999,2 kg à 15 °C et 980,5 kg à 65 °C, si bien qu'en chauffant, l'eau gagne 1,9 % de volume, pas 3. Et seule se dilate l'eau que le ballon réchauffe, pas toute sa contenance. C'est d'abord l'eau froide entrée depuis la dernière chauffe, soit autant que vous avez puisé d'eau chaude.
| Eau chaude puisée depuis la dernière chauffe | Eau évacuée par le groupe, chauffe de 15 à 65 °C |
|---|---|
| 50 L | environ 1 L |
| 100 L | environ 1,9 L |
| 200 L | environ 3,8 L |
| 300 L | environ 5,7 L |
S'y ajoute l'eau des pertes. Entre deux chauffes, le ballon refroidit un peu, même quand personne ne s'en sert, et son eau se contracte. Un peu d'eau du réseau entre pour compenser, puis ressort par le groupe quand la chauffe rattrape ces degrés perdus. Pour un 200 litres qui perd 1,74 kWh par jour, comme le Zénéo d'Atlantic, cela fait un peu moins d'un litre par jour.
Un foyer qui a puisé 100 litres d'eau chaude dans la journée verra donc partir 2 à 3 litres pendant la chauffe de la nuit. Réglé à 55 °C au lieu de 65, le ballon en rejette un bon quart de moins. Si votre ballon chauffe aussi l'après-midi, depuis qu'Enedis y a déplacé une partie des heures creuses, il gouttera aussi à ce moment-là.
Des dizaines de litres, ou de l'eau qui coule ballon à l'arrêt, ce n'est plus de la dilatation.
Il coule en permanence, même hors chauffe
Hors chauffe, la pression du ballon est celle du réseau, loin des 7 bar du tarage. Si de l'eau coule quand même, la soupape ne se referme plus sur son siège, le plus souvent à cause d'un grain de calcaire ou d'une impureté.
- Manœuvrez la soupape plusieurs fois. Tournez la molette, ou soulevez le levier, quelques secondes. Le jet qui part dans l'entonnoir chasse ce qui empêche l'étanchéité, et c'est la consigne de Watts pour un groupe qui « vidange en permanence ». Relâchez, et vérifiez que la soupape revient seule en position fermée.
- Observez le groupe le lendemain. Si l'écoulement hors chauffe a cessé, le problème était là. Prenez alors l'habitude de la manœuvre : Atlantic, Ariston et Watts demandent d'actionner la soupape une fois par mois, pour que le calcaire ne s'installe pas sur son siège.
- S'il coule encore, fermez le robinet d'arrêt du groupe. C'est le test que proposent Atlantic et Thermor. Si l'eau coule toujours, de l'eau sous pression arrive encore au ballon. Soit par le robinet d'arrêt, qui ne ferme plus, et le groupe est à remplacer. Soit par un mitigeur défectueux qui renvoie l'eau froide dans les tuyaux d'eau chaude, donc dans le ballon, ce que révèle le test de retour d'eau froide décrit dans la partie « Quand l'eau sort tiède » de notre page chauffe-eau qui ne chauffe plus. Si l'écoulement s'arrête, le test ne tranche pas. Arrivée fermée, plus rien ne pousse l'eau hors du ballon, que la soupape soit fatiguée ou que la pression du réseau soit trop forte. Rouvrez le robinet et mesurez la pression.
Watts fait aussi de la manœuvre un contrôle. Elle vérifie que la soupape n'est pas collée par le tartre en position fermée, auquel cas elle ne protégerait plus le ballon. Si elle ne redevient pas étanche après plusieurs manœuvres, le groupe se change. C'est aussi vrai d'un groupe resté des années sans être touché, qui se met à couler dès la première manœuvre.
Un groupe neuf qui fuit dès la pose n'est pas forcément défectueux, car des débris des travaux ont pu se loger sur le siège de sa soupape. Thermador conseille de rincer les canalisations avant de poser un groupe de sécurité, et de nettoyer le ballon quand on le remplace. Manœuvrez-le plusieurs fois avant de le renvoyer.
S'il coule surtout la nuit, mesurez la pression d'eau
Un filet qui coule pendant toute la chauffe, surtout la nuit, désigne la pression du réseau. La nuit, le quartier consomme peu et la pression monte. C'est aussi l'heure où le ballon chauffe, en heures creuses. Les deux effets s'additionnent, si bien que la pression du ballon atteint vite le tarage de la soupape et que l'écoulement dépasse ce que la dilatation explique, note Xpair dans son dossier sur la réduction de pression. Thermor situe d'ailleurs l'ouverture de la soupape entre 5 et 7 bar, et plus la pression d'arrivée s'en approche, moins il reste de marge.
Pour en avoir le cœur net, vissez un manomètre sur le robinet du lave-linge et relevez la pression tôt le matin, tous robinets fermés. Notre comparatif des manomètres de pression d'eau décrit la mesure pas à pas. Comparez ensuite avec le seuil au-delà duquel un réducteur de pression est demandé, qui varie selon qui le fixe.
| Pression d'arrivée | Réducteur demandé par |
|---|---|
| Au-delà de 3 bar | Watts et Thermador, fabricants de groupes de sécurité, et la FAQ de Thermor |
| Au-delà de 4 bar | Le DTU 60.11, la norme des installations sanitaires, pour tout le logement : la pression statique doit rester sous 4 bar au point de puisage |
| Au-delà de 4,5 bar | Ariston, dont la garantie ne couvre pas une pression supérieure (Sagéo, PRO1 ECO) |
| Au-delà de 5 bar | Les notices d'Atlantic (Zénéo) et de Thermor (Aéromax 5) |
Au-dessus du seuil de votre ballon, posez un réducteur de pression après le compteur d'eau, sur l'arrivée générale. Pas à l'entrée du groupe de sécurité, même si des réducteurs sont vendus pour s'y visser. Atlantic explique qu'un réducteur placé là ne baisse que la pression de l'eau chaude, et que ce déséquilibre fait passer l'eau froide dans l'eau chaude par les mitigeurs. Réglé autour de 3 bar (3,5 bar au plus, demande Thermor), il protège aussi les robinets et les appareils. Le réglage se fait sans puisage, manomètre en place.
En attendant, baisser le thermostat entre 55 et 60 °C réduit le volume à évacuer, conseille Thermor. Pas en dessous, car l'eau tiède qui stagne favorise les légionelles.
Il ne goutte jamais
C'est le cas qui mérite le plus d'attention. Un groupe qui goutte protège le ballon ; une soupape qui ne s'ouvre plus ne le protège plus. Atlantic range d'ailleurs « l'absence totale d'évacuation pendant la chauffe » parmi les signes d'un groupe de sécurité défectueux. Avant de conclure, passez en revue ces explications, dans l'ordre.
- Personne n'a puisé d'eau chaude. Le ballon ne rattrape que ses pertes, et le groupe ne rejette qu'un peu moins d'un litre, par gouttes espacées pendant la chauffe de nuit. Jugez-le après une journée normale.
- Un vase d'expansion sanitaire est installé entre le groupe et le ballon. Il absorbe la dilatation, et c'est son rôle.
- La soupape est collée par le calcaire en position fermée. Manœuvrez-la, et si elle ne s'ouvre pas, ou ne se referme plus ensuite, changez le groupe.
- Le clapet anti-retour fuit. L'eau dilatée repart vers le réseau au lieu de sortir par la soupape, et de l'eau chaude peut se retrouver dans les tuyaux d'eau froide.
Watts décrit le contrôle du clapet. Fermez le robinet d'arrêt du groupe, placez un récipient, puis ouvrez l'orifice de contrôle, un petit bouchon situé entre le robinet et le clapet. S'il en sort de l'eau chaude, le clapet n'est plus étanche ; de l'eau froide, c'est le robinet d'arrêt. Dans les deux cas, le groupe se remplace.
Sifflement ou vapeur : coupez le courant
Un groupe de sécurité qui siffle, crache de la vapeur ou de l'eau brûlante signale un thermostat qui ne coupe plus la chauffe. L'eau continue de monter en température et en pression, et la soupape laisse échapper de la vapeur. Coupez tout de suite le disjoncteur du chauffe-eau au tableau électrique. Ne restez pas devant la sortie du groupe, et n'ouvrez aucun robinet d'eau chaude avant que le ballon ait refroidi : l'eau peut en sortir en vapeur.
Changez ensuite le thermostat, comme expliqué dans notre page chauffe-eau qui ne chauffe plus, et le groupe de sécurité avec lui. La vapeur d'eau atteint 165 °C à 7 bar, rappelle Watts, de quoi abîmer les joints de la soupape.
Le siphon déborde ou sent mauvais
L'entonnoir du groupe de sécurité se prolonge par un siphon, puis par un tuyau vers l'égout. S'il déborde pendant une manœuvre, l'évacuation est bouchée ou trop étroite. Watts demande un tuyau de vidange d'au moins 25 mm de diamètre. Ariston veut un entonnoir qui laisse au moins 20 mm d'air libre sous la sortie du groupe, un tuyau en pente continue et à l'abri du gel.
Une odeur d'égout signale un siphon sec, sans eau pour faire barrage. C'est plus fréquent quand le groupe ne goutte plus, derrière un vase d'expansion. La manœuvre mensuelle de la soupape suffit à le remplir.
Changer le groupe de sécurité
Comment savoir s'il est hors service
- Il coule encore hors chauffe après plusieurs manœuvres, alors que la pression est normale.
- Le robinet d'arrêt fermé ou l'orifice de contrôle du clapet révèlent une fuite.
- Il a laissé passer de la vapeur.
- Il a vieilli. Atlantic conseille de le remplacer tous les 5 à 7 ans, même s'il semble fonctionner, et Ariston tous les 5 ans au plus.
- Vous changez de chauffe-eau. Les notices exigent alors un groupe de sécurité neuf.
Le groupe de sécurité n'est pas fabriqué par les marques de chauffe-eau, et sa garantie est celle de son propre fabricant, précisent Atlantic et Thermor.
Lequel choisir
- La norme. Un groupe conforme à la norme NF EN 1487, taré à 7 bar. La marque NF, une démarche volontaire du fabricant contrôlée par le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), certifie cette conformité, et certaines notices la demandent, comme celle de l'Aéromax 5 de Thermor.
- Le diamètre. 3/4 de pouce (20x27) pour presque tous les ballons ; 1/2 pouce (15x21) pour les petits chauffe-eau, jusqu'à 4 kW. Vérifiez le filetage de l'arrivée d'eau froide du vôtre.
- Droit ou coudé. Droit si l'arrivée d'eau froide sort à la verticale, sous un ballon mural. Coudé si elle sort à l'horizontale, sur un ballon posé au sol ou un modèle horizontal à piquages latéraux.
- Le siège de la soupape. C'est la surface sur laquelle la soupape se referme, et celle que le calcaire attaque. Watts propose un siège en laiton pour une eau standard, revêtu de PTFE (du téflon) pour une eau calcaire, en inox pour une eau très calcaire. Thermador conseille l'inox dès 15 °f, le degré français de dureté. Un testeur de dureté vous situe en quelques minutes.
Fin septembre 2026, Thermador affichait des prix indicatifs d'environ 30 € TTC pour son groupe vertical en laiton, et 56 € pour sa version chromée à siège inox.
Les étapes du remplacement
Thermor décrit le remplacement en dix étapes, à la portée d'un bricoleur habitué à la plomberie. Atlantic le réserve à un professionnel, et Thermador, qui vend des groupes de sécurité, à un technicien qualifié. En voici les grandes lignes.
- Coupez le disjoncteur du chauffe-eau, puis l'arrivée d'eau en amont du groupe (vanne du ballon ou robinet général), pas seulement la manette du groupe que vous allez démonter.
- Ouvrez un robinet d'eau chaude pour faire tomber la pression. Laissez refroidir l'eau, ou puisez-la, avant de vidanger.
- Videz le ballon par la purge du groupe, comme expliqué dans notre page sur la vidange du chauffe-eau.
- Placez une bassine, dévissez le siphon puis l'ancien groupe.
- Vissez le nouveau groupe directement sur l'arrivée d'eau froide du ballon, avec un raccord diélectrique entre les deux. Watts le recommande pour éviter la corrosion entre deux métaux, Ariston l'impose sur une installation en cuivre.
- Rebranchez l'arrivée d'eau froide et le siphon, sans rien obstruer de la garde d'air.
- Remplissez le ballon, un robinet d'eau chaude ouvert, jusqu'à ce que l'eau y coule sans air. Vérifiez l'étanchéité des raccords, puis remettez le courant, jamais avant que le ballon soit plein, sous peine de faire chauffer la résistance à sec.
Les notices de chauffe-eau ne veulent rien entre le groupe de sécurité et le ballon. Ni vanne, ni réducteur de pression, ni flexible, précise celle de l'Aéromax 5.
Un vase d'expansion sanitaire pour supprimer l'écoulement
Un vase d'expansion sanitaire est un petit réservoir partagé en deux par une membrane, avec de l'air sous pression d'un côté et l'eau du ballon de l'autre. Pendant la chauffe, l'eau dilatée repousse la membrane au lieu de sortir par la soupape. Selon Thermador, il « empêche le groupe de sécurité de couler ».
L'eau économisée pèse peu sur la facture, et l'intérêt est ailleurs. Flamco, fabricant de vases, met en avant une soupape qui ne s'ouvre plus à chaque chauffe, donc moins exposée au calcaire, et une solution pour les ballons installés en cave, quand l'évacuation vers l'égout se trouve plus haut que le groupe.
Encore faut-il le choisir et le poser correctement.
- La bonne place. Sur l'arrivée d'eau froide, entre le clapet anti-retour du groupe et le ballon, car en amont du clapet, l'eau dilatée ne pourrait pas l'atteindre. C'est justement l'espace que les notices de chauffe-eau veulent libre de toute vanne et de tout réducteur. Faites-le poser par un professionnel, notice du ballon en main.
- La bonne taille. Pour une soupape à 7 bar, Flamco compte un vase de 8 litres pour un ballon de 100 à 150 L alimenté sous 3 bar, 12 litres pour 200 L et 18 litres pour 300 L. Sous 4 bar, il en faut davantage, 12 litres pour 150 L et 18 pour 200 L.
- Le bon gonflage. Environ 0,2 bar de moins que la pression d'arrivée, d'après Flamco. Les vases sortent d'usine préchargés, à 3,5 bar pour le Vexbal 8 L de Thermador, et la pression se corrige par la valve, avant la pose.
- Un vase sanitaire, dont la membrane est prévue pour l'eau potable. Thermor distingue les vases sanitaires, généralement blancs, des vases de chauffage, rouges, gris ou bleus.
Thermor évoque une durée de vie d'environ 8 ans.
Quand c'est le chauffe-eau qu'il faut changer
Un groupe de sécurité qui coule, même beaucoup, condamne rarement le ballon. Les causes vues plus haut se règlent par la soupape, la pression d'eau ou un groupe neuf, et un thermostat qui ne coupe plus se change à part. Seule une cuve qui suinte sans passer par le groupe, percée par la corrosion, impose de remplacer le chauffe-eau.
Dans ce cas, comptez un groupe de sécurité neuf et son siphon dans le budget. Les notices l'exigent, et Atlantic exclut de sa garantie l'absence ou le montage incorrect d'un groupe neuf conforme à la norme EN 1487, comme Ariston l'absence de groupe de sécurité. Un chauffe-eau thermodynamique, si votre local s'y prête, demande le même type de groupe ; notre page chauffe-eau et cumulus aide à trancher entre les deux familles.
Questions fréquentes
Un groupe de sécurité qui goutte fait-il monter la facture d'eau ?
Peu, s'il ne goutte que pendant la chauffe. Avec un ballon de 200 litres, un foyer qui puise 150 litres d'eau chaude par jour perd par son groupe de sécurité 1 à 1,5 mètre cube par an. Un filet continu, jour et nuit, pèse bien plus lourd. Pour le vérifier sans attendre la facture, relevez le compteur d'eau le soir et le matin, sans rien utiliser entre les deux. Au-delà de quelques litres, de l'eau fuit quelque part, peut-être au groupe.
Le chauffe-eau thermodynamique a-t-il le même groupe de sécurité ?
Oui. La notice de l'Aéromax 5 de Thermor demande un groupe neuf, marqué NF et taré à 7 bar (norme NF EN 1487), raccordé directement sur l'arrivée d'eau froide, comme pour un cumulus. Il goutte de la même façon pendant la chauffe, qui peut avoir lieu en journée selon la programmation de l'appareil. Jugez-le donc sur les mêmes critères, quelques gouttes pendant la chauffe et rien en dehors.
Changer le groupe de sécurité, c'est au locataire ou au bailleur ?
En principe au locataire. Thermor range un groupe défaillant parmi les pièces d'usure à sa charge, comme la manœuvre mensuelle de la soupape, qui relève de l'entretien courant. La loi du 6 juillet 1989 le dispense toutefois des réparations dues à la vétusté, à une malfaçon ou à un vice de construction : un groupe hors d'âge ou mal posé revient plutôt au propriétaire. Le décret du 26 août 1987 sur les réparations locatives, lui, ne cite pas le groupe de sécurité. Écrivez au propriétaire avant d'intervenir.
Sources
- Atlantic, « De l'eau coule du groupe de sécurité de mon chauffe-eau, que faire ? » (novembre 2025)
- Atlantic, test de retour d'eau froide (réducteur de pression à l'entrée du groupe de sécurité)
- Atlantic, Zénéo ACI Hybride, notice (raccordement hydraulique, entretien, garantie)
- Thermor, qu'est-ce que le groupe de sécurité d'un chauffe-eau ?
- Thermor, pourquoi le groupe de sécurité de mon chauffe-eau électrique fuit-il ?
- Thermor, qu'est-ce qu'un vase d'expansion sanitaire ?
- Thermor, entretien du chauffe-eau : obligations du locataire (janvier 2026)
- Thermor, Aéromax 5, notice d'installation et d'utilisation
- Ariston, Sagéo, fiche de garantie 2023
- Ariston, Sagéo, manuel d'installation et d'entretien 2023
- Ariston, PRO1 ECO, notice
- Watts, groupe de sécurité SFR PTFE, fiche technique (fonctionnement, contrôle du clapet, entretien)
- NF DTU 60.11, règles de calcul des installations de plomberie sanitaire (synthèse)
- Xpair, réduction de pression : le cas des chauffe-eau électriques
- Thermador, groupes de sécurité Caleffi, fiche technique (août 2025)
- Thermador, groupes de sécurité verticaux pour chauffe-eau (références et prix indicatifs)
- Thermador, vases d'expansion sanitaires Vexbal, fiche technique (mars 2026)
- Flamco, vases d'expansion sanitaires Airfix (montage, gonflage, tableau de sélection)
- CSTB, groupes de sécurité certifiés NF
- AFNOR, NF EN 1487, groupes de sécurité hydraulique : essais et exigences
- Thermexcel, caractéristiques physiques de l'eau à la pression atmosphérique
- Légifrance, décret n° 87-712 du 26 août 1987, annexe (liste des réparations locatives)
- Légifrance, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 7 (obligations du locataire)
Historique des mises à jour
- : première publication



