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France Plomberie

Puissance de chaudière : combien de kW pour votre logement ?

Le département, la surface, l'isolation et les salles de bains suffisent pour estimer trois chiffres : le besoin de chauffage par grand froid, la puissance minimale qui évite à la chaudière de tourner en marche/arrêt, et le débit d'eau chaude à demander.

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Le logement

Surface chauffée

Hauteur sous plafond

Isolation

Logement ancien rénové : choisissez l'époque dont l'isolation ressemble à la sienne.

Salles de bains
Évacuation des fumées actuelle

Besoin de chauffage par grand froid

6,9kW

C'est la chaleur que perd le logement à −5 °C dehors, la température de référence de ce secteur (Paris, moins de 200 m), pour 19 °C dedans. Avec 20 % de marge pour remonter en température après une absence : 8,3 kW. Inutile de viser plus.

Plus de la moitié de l'hiver

moins de 2,1 kW

Sous sa puissance minimale, une chaudière s'allume et s'éteint sans arrêt. Plus son minimum est bas, plus elle module au lieu de multiplier les cycles.

Volume chauffé
250 m³
Coefficient G
1,15 W/m³·K
Écart de température
24 °C

Eau chaude : 12 L/min au minimum

Une chaudière instantanée ou à micro-accumulation suffit : c'est le débit courant des chaudières murales de 25 kW en eau chaude.

Repères pour 100 m²

Besoin de chauffage par grand froid, en kW, pour 100 m² sous 2,50 m de plafond et moins de 200 m d'altitude.

IsolationFinistère−4 °CParis−5 °CRhône−10 °CBas-Rhin−15 °C
Non isolé10,410,813,115,3
Construit de 1974 à 19828,18,410,211,9
Construit de 1983 à 19896,66,98,39,8
Construit de 1990 à 20005,55,76,98,1
Construit de 2001 à 20064,64,85,86,8
Construit de 2007 à 20124,34,55,46,4
Depuis 2013, ou BBC2,32,42,93,4

Les chaudières murales affichent pourtant 24 ou 25 kW : c'est leur puissance en eau chaude. En chauffage, la plupart des logements demandent bien moins, et c'est la puissance minimale qui départage les modèles.

D'où viennent ces chiffres

Un logement perd sa chaleur par les murs, le toit, les fenêtres et l'air renouvelé. Le coefficient G résume ces pertes : les watts perdus par mètre cube chauffé et par degré d'écart avec l'extérieur. Par grand froid, la chaudière doit donc fournir G × volume × (19 °C − température de base).

  • 19 °C dedans : la moyenne que le code de l'énergie fixe comme limite pour l'ensemble des pièces d'un logement.
  • La température de base est le froid de référence du département, corrigé selon l'altitude, que fixe le complément français de la norme de calcul des déperditions (NF EN 12831). C'est une valeur de calcul, pas le record local.
  • Le coefficient G va de 1,8 pour une maison non isolée à 0,4 pour une construction BBC, selon l'échelle publiée par De Dietrich.
  • La marge de 20 % sert à remonter en température après une longue absence. Cegibat, le centre technique de GRDF, l'admet en maison individuelle, et le COSTIC note que les installateurs retiennent en pratique 1,2 fois les déperditions.

Pourquoi la puissance minimale compte autant

D'après le profil de charge conventionnel du DPE, un logement passe 55 % de la saison de chauffe sous 30 % de son besoin par grand froid, et jamais au-delà de 90 %. Sous sa puissance minimale, une chaudière s'allume et s'éteint à répétition. Chez les chaudières à condensation, ce minimum se situe « aux environs de 10 à 30 % de la puissance nominale » selon Cegibat. Pour chaque modèle proposé, le simulateur indique la part de la saison qu'il passe sous son minimum.

Reprendre la puissance de l'ancienne chaudière conduit « très certainement » à surdimensionner la nouvelle, prévient le COSTIC.

L'eau chaude

Sur une chaudière qui chauffe aussi l'eau, c'est « très souvent la puissance ECS qui est dimensionnante », note le COSTIC : il faut 25 kW pour réchauffer 12 litres par minute de 30 °C. Les débits retenus sont les minimums du référentiel NF Habitat pour un confort standard : 12 L/min avec une douche ou une baignoire, 14 avec les deux, 16 pour deux salles de bains. Pour un confort élevé, le même référentiel demande 16, 20 et 22 L/min.

Les limites de l'estimation

Le calcul réglementaire des déperditions se fait pièce par pièce, avec les surfaces de murs et de vitrages, les ponts thermiques et le débit réel de la ventilation. Demandez-le à l'installateur avant de commander. Le résultat est un peu majoré pour un appartement entouré de logements chauffés, et près de la mer, où la norme prévoit une température de base plus douce. Les modèles proposés viennent de notre comparatif des chaudières gaz.

Sources

  1. Code de l'énergie, article R241-26 (température de chauffage limitée à 19 °C en moyenne)
  2. Ministère de la Transition écologique, méthode de calcul 3CL-DPE v1.3 (annexe 1), températures de base par département
  3. ThermExcel, DeperTherm 2015 : températures extérieures de base et correction d'altitude (NF P 52-612/CN)
  4. XPair, températures extérieures utilisées pour le calcul des déperditions
  5. De Dietrich, dimensionnement d'une pompe à chaleur (coefficient G selon l'époque de construction)
  6. Cegibat (GRDF), la chaudière individuelle à condensation (modulation, surpuissance, production d'eau chaude)
  7. COSTIC / PROFEEL, conversion d'une installation fioul en maison individuelle (2021), tableaux 10 et 11
  8. Légifrance, arrêté du 3 mai 2007 relatif aux bâtiments existants, article 16 (chaudières de type B1)
  9. Méthode de calcul 3CL-DPE 2021 (annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021), profil de charge conventionnel