Pression de chaudière qui baisse : l'appoint, puis la fuite, la soupape ou le vase
Une chaudière dont la pression baisse doit revenir, à froid, vers 1 à 1,5 bar, jusqu'à 2 bar selon la marque et les étages. Refaites le niveau par le robinet de remplissage, puis refermez-le. Si la pression retombe, l'eau s'échappe : fuite du circuit, soupape qui goutte, ou vase d'expansion dégonflé qui fait s'ouvrir la soupape.

- Difficulté
- Facile
- Durée
- 10 min à 1 h
- Coût
- 0 € hors dépannage
Sommaire (9 parties)
- Pression de chaudière qui baisse : quelle valeur est normale ?
- Remettre de la pression dans la chaudière
- La pression baisse encore : ce que le rythme indique
- Après une purge ou une remise en eau : une baisse normale
- Chercher une fuite sur le circuit
- La soupape de sécurité goutte
- Le vase d'expansion : une pression qui grimpe à chaud et chute à froid
- Pourquoi il ne faut pas remettre de l'eau chaque semaine
- Questions fréquentes
Pression de chaudière qui baisse : quelle valeur est normale ?
Une chaudière chauffe de l'eau qui tourne en boucle dans les radiateurs ou le plancher chauffant. Ce circuit est fermé et rempli une fois pour toutes, sous une légère pression. Au gaz, au fioul ou à l'électricité, il fonctionne de la même façon.
Cette pression se lit sur le manomètre, un cadran à aiguille souvent gradué de 0 à 4 bar, ou sur l'écran des modèles récents, où une touche ou un menu l'affiche en chiffres. Il mesure le circuit de chauffage, pas l'eau du robinet, qui se contrôle avec un manomètre de pression d'eau vissé sur un robinet.
Chaque fabricant donne sa plage dans la notice d'utilisation :
| Chaudière (notice) | Pression normale, installation froide | Quand elle est trop basse |
|---|---|---|
| Atlantic Naia 2 Micro | 1 bar de plain-pied, 1,3 bar avec un étage, 1,6 bar avec deux | Chiffre et « bar » en alternance de 0,7 à 0,4 bar ; sous 0,4 bar, code E57 et mise en sécurité |
| Chaffoteaux (Ultra, Inoa, Niagara) | 0,6 à 1,5 bar ; l'installateur vise 1 à 1,5 bar | Code 108 et arrêt de sécurité, levé dès que la pression revient |
| Chappée Initia+ HTE | 1 à 1,5 bar | Code E118 ; le brûleur ne s'allume plus sous 0,5 bar |
| De Dietrich MCR 2 | 1,5 à 2 bar, appoint sous 0,8 bar | Codes A02.06 puis H02.07 |
| elm.leblanc Mégalis iCondens | 1 à 2 bar | Message LoPr ; chaudière bloquée sous 0,3 bar |
| Frisquet (gamme Visio) | 1 à 1,6 bar | Anomalie « pression d'eau insuffisante » |
| Saunier Duval ThemaPlus Condens, Vaillant ecoTEC plus | 1 à 2 bar, appoint sous 0,8 bar | Symbole de pression clignotant, puis code F.022 : la chaudière s'arrête |
Le code défaut : un manque d'eau, pas une panne
Sous le seuil de sa notice, la chaudière protège son corps de chauffe. Un capteur, le pressostat, bloque le brûleur tant que l'eau manque. Le chauffage s'arrête, et une chaudière qui produit aussi l'eau chaude ne la chauffe plus non plus.
Ce code ne signale pas une carte électronique en panne. Il dit qu'il manque de l'eau dans le circuit, ce qu'un appoint corrige, au moins le temps de trouver pourquoi. Chez Chaffoteaux, l'arrêt disparaît de lui-même une fois la pression rétablie ; ailleurs, la notice indique s'il faut réarmer.
Le capteur peut aussi tomber en panne, avec son propre message. Frisquet affiche alors « défaut capteur de pression », une panne à confier « impérativement » à un professionnel. Si le manomètre à aiguille indique une pression correcte alors que l'écran signale un manque d'eau, l'un des deux se trompe. Ne rajoutez pas d'eau pour faire taire l'alarme.
Plus d'étages, plus de pression
L'eau pèse. Une colonne de 10 mètres exerce 1 bar. Le manomètre, sur la chaudière, mesure aussi le poids de toute l'eau qui se trouve au-dessus de lui. Viessmann conseille de garder 0,2 à 0,5 bar au point le plus haut du logement, et en déduit 1,2 à 1,5 bar à la chaudière quand les derniers radiateurs sont 10 mètres plus haut. Le barème d'Atlantic suit la même logique, avec 0,3 bar de plus par étage.
Une chaudière installée au sous-sol ou au rez-de-chaussée d'une maison à deux étages réclame donc davantage qu'une chaudière d'appartement. Même règle pour une chaudière au sol, au fioul par exemple, posée en cave sous tous les radiateurs. Saunier Duval prévoit d'ailleurs qu'avec plusieurs étages, votre installateur puisse fixer une pression plus élevée. S'il vous a donné une valeur, c'est elle qui compte.
À froid, à chaud : ce qui bouge normalement
Chauffée de 10 à 80 °C, l'eau gagne près de 3 % de volume, soit près de 3 litres pour 100 litres d'eau dans l'installation. Le vase d'expansion, un réservoir logé dans la chaudière et coupé en deux par une membrane, absorbe ce surplus en comprimant un coussin de gaz. L'aiguille monte donc pendant la chauffe, puis redescend quand les radiateurs refroidissent. Une pression plus basse après une nuit sans chauffage qu'en pleine chauffe n'a rien d'une fuite.
À chaud, la pression doit rester nettement sous les 3 bar de la soupape de sécurité. La notice d'elm.leblanc fixe ce plafond « pour la température la plus élevée de l'eau de chauffage », et l'Atlantic Naia 2 Micro affiche un défaut de surpression dès 2,7 bar (code E58).
La valeur de référence reste celle lue à froid, chauffage arrêté depuis plusieurs heures. C'est elle qu'il faut noter pour comparer d'un jour à l'autre.
Remettre de la pression dans la chaudière
Faire l'appoint, c'est-à-dire rajouter de l'eau dans le circuit, est un geste que les notices de toutes ces marques confient à l'utilisateur. Saunier Duval conseille de demander à votre installateur où se trouve le robinet à utiliser.
- Attendez que la chaudière soit froide. La notice d'elm.leblanc demande de ne remplir qu'à froid, avec une eau de chauffage à 40 °C au plus, car de l'eau froide envoyée dans un échangeur chaud peut le fissurer. Et c'est à froid que la pression se lit.
- Trouvez le robinet de remplissage. Il se trouve le plus souvent sous la chaudière : « dans le fond de la chaudière » chez Chaffoteaux, sous l'appareil à droite sur les Frisquet Hydroconfort et Hydromotrix, sur la barre de raccordement chez Chappée et De Dietrich. Sur certains modèles, comme les versions chauffage seul de la Mégalis Condens d'elm.leblanc, c'est un robinet posé sur l'installation.
- Ouvrez les robinets des radiateurs, thermostatiques compris, pour que l'eau se répartisse dans tout le circuit.
- Ouvrez le robinet lentement, à la main, sans outil, les yeux sur le manomètre. Chappée conseille une ouverture « très lente », qui laisse l'air s'échapper. Sur une Chaffoteaux, appuyez 5 secondes sur la touche MODE pendant le remplissage : l'écran affiche PURGE.
- Refermez à la valeur de votre notice, 1 à 1,5 bar sur la plupart des logements de plain-pied. S'il y a deux robinets, l'ordre compte : Frisquet fait ouvrir A puis B, et refermer B puis A.
- Vérifiez que le robinet est bien fermé et qu'aucune goutte ne perle au raccord. Un robinet de remplissage qui laisse passer un filet d'eau fait monter la pression jusqu'à la soupape de sécurité.
- Purgez les radiateurs, puis relisez la pression. Saunier Duval et Chappée terminent l'appoint par cette purge, après laquelle l'aiguille redescend un peu et appelle un complément.
Chaudière à remplissage automatique
Certaines chaudières refont l'appoint seules. Saunier Duval et Vaillant proposent une boucle de remplissage automatique, qui rajoute de l'eau quand la pression baisse. Chez elm.leblanc, la Mégalis iCondens signale un nombre maximal de remplissages atteint (code 2969) ou une chute de pression trop rapide (code 2970).
Avec ce système, le manomètre reste stable même quand le circuit fuit, et la fuite ne se voit plus qu'au code défaut, quand la chaudière en prévoit un. Cegibat, le centre technique de GRDF, recommande aux professionnels de proscrire les appoints automatiques par électrovanne, car chaque appoint apporte au circuit de l'oxygène et du calcaire neufs (voir plus bas).
La pression baisse encore : ce que le rythme indique
Après l'appoint, relisez la pression à froid chaque jour, à la même heure. La vitesse de la baisse oriente déjà le diagnostic.
| Signe relevé | La piste la plus probable |
|---|---|
| Une seule baisse, juste après avoir purgé des radiateurs | L'air évacué par la purge : un appoint suffit |
| Des baisses dans les semaines qui suivent une remise en eau ou une chaudière neuve | L'air dissous qui s'échappe à la chauffe |
| La pression grimpe vite à chaque chauffe, puis tombe à froid | Le vase d'expansion |
| De l'eau au bout du tuyau de la soupape, ou dans son entonnoir | La soupape de sécurité, ou le vase qui la fait s'ouvrir |
| Une baisse lente et régulière | Une petite fuite : raccords, robinets de radiateur, purgeurs |
| Une baisse régulière, sans aucune eau visible | Une fuite cachée : soupape, purgeur automatique, intérieur de la chaudière, plancher chauffant |
| Une baisse rapide, en quelques heures | Une fuite franche : cherchez l'eau au sol, puis appelez un professionnel |
Selon Viessmann, devoir remettre de l'eau plus de deux fois par saison de chauffe doit déjà vous alerter. Chaffoteaux et Chappée renvoient à un professionnel dès que les baisses deviennent fréquentes.
Après une purge ou une remise en eau : une baisse normale
Purger un radiateur, c'est laisser sortir l'air accumulé en haut de celui-ci. L'air parti, l'eau prend sa place, et la pression baisse d'autant. Frisquet le rappelle : « Après une purge, toujours vérifier et rétablir, le cas échéant, la pression ».
Pour purger, arrêtez le chauffage et laissez refroidir les radiateurs, car l'eau qui sort d'un radiateur chaud brûle. Ouvrez le purgeur, la petite vis en haut du radiateur, avec une clé de purge, un récipient dessous. Refermez dès que l'eau coule sans bulles. De Dietrich conseille de commencer par les radiateurs des étages inférieurs.
Une installation qui vient d'être vidangée ou remplie, ou une chaudière neuve, perd aussi de la pression pendant quelques semaines. L'eau neuve contient de l'air dissous, qui se libère en chauffant et part par les purgeurs automatiques ou les radiateurs. Le fabricant de vases Flamco prévoit pour cela une seconde purge après la première montée en température, suivie d'un nouvel appoint. Ces baisses s'espacent puis s'arrêtent. Si elles continuent au-delà de quelques semaines, cherchez ailleurs.
Chercher une fuite sur le circuit
Une baisse lente et régulière signale le plus souvent une petite fuite. L'eau s'évapore parfois sur un tuyau chaud avant d'avoir formé une flaque. Une corrosion locale, vert-de-gris sur le cuivre ou rouille sur l'acier, trahit en général une fuite, tout comme un dépôt blanc de calcaire.
Inspectez à la lampe, dans cet ordre :
- sous la chaudière, la barre de raccordement et ses robinets : gouttes, traces blanches ou vertes. Un papier absorbant glissé dessous, le temps d'une journée de chauffe, révèle un suintement invisible à l'œil ;
- chaque radiateur : le robinet, surtout sous sa tête, où le presse-étoupe, le joint autour de la tige, peut fuir ; les raccords ; le purgeur, parfois mal refermé après une purge ;
- les tuyaux apparents, dans les placards, la cave, le garage ou les combles ;
- les collecteurs d'un plancher chauffant, avec leurs vannes et leurs purgeurs.
Si l'eau coule franchement, la notice d'Atlantic dit de fermer l'alimentation en eau et de prévenir un chauffagiste.
Pas de fuite visible ?
La pression baisse, et pourtant rien ne coule. Écartez d'abord les deux causes qui ne laissent aucune flaque : l'air qui s'échappe encore après une remise en eau, et un vase d'expansion dégonflé, qui vide le circuit par la soupape à chaque chauffe.
Restent les fuites qui ne se voient pas au sol. Bosch prévient que de l'eau peut s'échapper par le purgeur automatique ou par la soupape de sécurité sans que vous le remarquiez, puisque le premier se trouve sous l'habillage et que la seconde rejoint l'égout. Et si la fuite se trouve dans la chaudière, Viessmann précise qu'elle n'est pas toujours visible en fonctionnement, car l'eau peut s'évaporer pendant la combustion.
Celles-ci relèvent d'un professionnel, à commencer par l'intérieur de la chaudière. Chaffoteaux interdit à l'utilisateur « toute opération exigeant l'ouverture de l'appareil », elm.leblanc de retirer l'habillage. Une fuite dans la dalle d'un plancher chauffant, elle, se localise à la caméra thermique.
La soupape de sécurité goutte
La soupape de sécurité protège le circuit contre une pression excessive. Sur les chaudières murales, elle s'ouvre vers 3 bar : elm.leblanc la dit réglée pour intervenir « lorsque la pression dans le circuit atteint environ 3 bars », Chappée « étalonnée à 3 bars ». Elle évacue alors de l'eau par un petit tuyau, sous la chaudière.
Ce tuyau doit rejoindre les eaux usées, comme l'imposent les notices, et les fabricants de soupapes, Flamco par exemple, demandent un entonnoir qui laisse voir l'écoulement. Quand le tuyau disparaît directement dans le mur, une soupape qui fuit vide le circuit sans laisser de trace. Si la sortie est accessible, glissez-y un récipient ou un chiffon sec : s'il est mouillé après un cycle de chauffe, la soupape a coulé. Sinon, demandez au technicien de contrôler la soupape.
Elle goutte ? Tout dépend de la pression à ce moment-là :
- le manomètre approche 3 bar à chaud : la soupape fait son travail. La cause est en amont : un circuit trop rempli, un robinet de remplissage qui ne ferme plus, ou un vase d'expansion dégonflé (section suivante) ;
- la pression est normale : la soupape ne se referme plus bien. Flamco explique que des impuretés se déposent sur son siège quand elle s'est ouverte, pendant un remplissage par exemple. Viessmann va plus loin et conseille de la faire remplacer dès qu'elle s'est ouverte une fois.
Dans les deux cas, n'y touchez pas. Les notices interdisent à l'utilisateur de manipuler un dispositif de sécurité, d'en boucher la sortie ou de s'en servir pour vider le circuit. Son remplacement revient à un professionnel.
Ne la confondez pas avec le groupe de sécurité d'un chauffe-eau, taré à 7 bar. Lui goutte normalement pendant la chauffe du ballon, et davantage quand la pression du réseau est trop forte. Notre guide du groupe de sécurité qui goutte fait le tri.
Le vase d'expansion : une pression qui grimpe à chaud et chute à froid
Le vase d'expansion d'une chaudière murale contient 6 à 12 litres sur les modèles du tableau. D'un côté de sa membrane, l'eau du circuit ; de l'autre, un gaz sous pression, gonflé en usine à 0,75 bar chez Saunier Duval, Vaillant et elm.leblanc, à 1 bar chez Chaffoteaux et Atlantic. Quand l'eau chauffe et se dilate, elle comprime ce gaz ; quand elle refroidit, le gaz la repousse dans le circuit.
Le vase perd un peu de pression chaque année. Une fois dégonflé, il n'amortit plus rien. Flamco décrit le symptôme : la pression est trop basse à froid et « augmente rapidement lorsque la température croît ». Elle atteint 3 bar, la soupape s'ouvre et rejette de l'eau. À froid, il en manque, et la pression tombe plus bas qu'avant. Chaque appoint relance le cycle.
Le test est à votre portée. Notez la pression à froid, puis au plus fort de la chauffe. Viessmann attend une pression stable à 0,3 bar près ; Frisquet fait regonfler le vase par ses techniciens quand la variation dépasse 0,5 bar. Une aiguille qui file vers 3 bar à chaque chauffe ne laisse guère de doute.
Le regonfler soi-même ? Sur une chaudière murale, c'est le travail d'un professionnel :
- le vase est dans l'habillage, que l'utilisateur ne doit pas ouvrir ;
- la mesure exige de vider la chaudière. La notice d'Atlantic la fait faire « pression nulle au manomètre ». Mesurée avec le circuit en eau, la valve donne la pression de l'eau, pas celle du gaz : un contrôle au manomètre à pneu, chaudière pleine, ne prouve rien ;
- la valeur dépend de votre installation. Saunier Duval veut une pression de remplissage supérieure d'au moins 0,2 bar à celle du vase, le fabricant de vases Reflex d'au moins 0,3 bar. Un vase gonflé à 0,75 bar appelle donc au moins 1 bar à froid, ce qui explique les valeurs de Saunier Duval, Vaillant et elm.leblanc.
Le technicien vérifie aussi la membrane. Si de l'eau sort de la valve du vase quand on appuie dessus, elle est percée, et le vase se remplace, selon Reflex comme Flamco.
L'entretien annuel est le bon moment pour le faire vérifier. L'arrêté qui fixe son contenu y inclut, pour les chauffages à eau, le contrôle de la pression du circuit et de la pression de gonflage du vase d'expansion, avec regonflage si nécessaire. Les notices d'Atlantic, de De Dietrich et d'elm.leblanc demandent ce contrôle chaque année, celle de Saunier Duval au moins tous les deux ans.
Pourquoi il ne faut pas remettre de l'eau chaque semaine
Un appoint de temps en temps ne pose pas de problème. Des appoints répétés usent l'installation, même quand la chaudière repart à chaque fois.
L'eau neuve apporte de l'oxygène et du calcaire. « Tout apport d'eau favorisera la formation de dépôts de calcaire », écrit Chappée dans sa notice. L'Agence qualité construction décrit la suite : l'oxygène corrode les métaux, jusqu'à la perforation, et les oxydes forment des boues qui encrassent le circuit. Les fuites ainsi créées appellent de nouveaux appoints.
Les fabricants posent des limites.
| Fabricant | Ce que prévoit la notice ou la garantie |
|---|---|
| De Dietrich | Appoints annuels limités à 5 % du volume du circuit, avec un compteur d'eau et un journal |
| Saunier Duval | Eau à traiter quand remplissage et appoints dépassent au total trois fois le volume de l'installation |
| Chappée | Garantie du corps de chauffe subordonnée au contrôle annuel de la qualité de l'eau de chauffage |
| Chaffoteaux | Dommages dus à la qualité de l'eau (calcaire, entartrage, embouage) exclus de la garantie ; traitement de l'eau au-delà de 20 °f |
Le °f, ou degré français, mesure la dureté de l'eau, sa teneur en calcaire. Un testeur de dureté vous dit où se situe la vôtre.
Ne versez pas non plus de produit « anti-fuite » dans le circuit de votre propre initiative. Saunier Duval exclut les produits d'étanchéité inadaptés à ses chaudières, et De Dietrich proscrit tout ajout à l'eau de chauffage sans l'avis d'un professionnel. La fuite se répare là où elle se trouve.
Quand la réparation touche le corps de chauffe d'une chaudière ancienne, comparez son coût à celui d'un appareil neuf, posé par un professionnel. Une chaudière neuve s'installe avec un thermostat programmable, obligatoire dans ce cas depuis 2018 : notre page sur le thermostat obligatoire dit lequel convient.
Questions fréquentes
La chaudière peut-elle fonctionner avec une pression trop basse ?
Jusqu'à un certain point. Sous un seuil fixé par le fabricant, entre 0,3 et 0,8 bar selon les modèles, elle s'arrête d'elle-même. Au-dessus de ce seuil, elle chauffe encore, mais les radiateurs les plus hauts manquent de pression. Refaites le niveau dès que l'aiguille passe sous la valeur de votre notice, sans attendre le code défaut.
J'ai mis trop d'eau : comment faire baisser la pression ?
Chaudière froide, ouvrez le purgeur d'un radiateur au-dessus d'un récipient et laissez couler jusqu'à retrouver la pression de votre notice. C'est la méthode que donne Frisquet, dont la chaudière refuse d'allumer son brûleur quand la pression est trop haute ; Atlantic conseille la même chose au-delà de 2 bar. Chappée prévoit aussi un robinet de vidange sur la barre de raccordement, à manœuvrer avec une clé plate de 14 mm. N'utilisez jamais la soupape de sécurité pour vider de l'eau, ce que Chappée interdit.
Dans un logement loué, qui s'occupe de la pression et de l'entretien de la chaudière ?
L'appoint et la purge des radiateurs sont des gestes d'usage que les notices confient à l'utilisateur, et la loi du 6 juillet 1989 laisse l'entretien courant au locataire. La visite annuelle se fait à l'initiative de l'occupant, sauf clause contraire du bail, et c'est elle qui contrôle la pression du circuit et le gonflage du vase. Parmi les réparations locatives fixées par décret en 1987 figurent les joints et presse-étoupes des robinets, le rinçage des corps de chauffe et, pour les appareils à gaz, le remplacement des membranes, clapets et joints ; le vase d'expansion et la soupape de sécurité n'y sont pas nommés. Le disconnecteur reste à la charge du propriétaire selon le Code de la santé publique. Si vous remettez de l'eau plus de deux fois par saison, signalez-le au propriétaire, dont l'installation s'use à chaque appoint.
La pression de la chaudière dépend-elle de la pression de l'eau du robinet ?
Non. Le circuit de chauffage est fermé. Une fois rempli, il ne communique plus avec le réseau d'eau, dont le sépare le disconnecteur. Tant que le robinet de remplissage est bien fermé, une eau du robinet qui arrive fort ou faiblement ne fait ni monter ni baisser l'aiguille de la chaudière. Les deux circuits ne se rencontrent qu'au moment du remplissage, quand vous ouvrez le robinet prévu pour cela.
Sources
- Saunier Duval, ThemaPlus Condens, notice d'emploi (0020292704, 2024)
- Saunier Duval, ThemaPlus Condens, notice d'installation et de maintenance (0020292703, 2023)
- Saunier Duval, guide de la qualité de l'eau
- Vaillant, ecoTEC plus VU/VUW, notice d'emploi (2025)
- Vaillant, ecoTEC plus VU/VUW, notice d'installation et de maintenance (2025)
- elm.leblanc, mégalis et égalis iCONDENS, notice d'utilisation (2025)
- elm.leblanc, mégalis iCONDENS, notice d'installation (2022)
- elm.leblanc, mégalis et égalis CONDENS, notice d'utilisation (2022)
- elm.leblanc, mégalis et égalis CONDENS, notice d'installation (2022)
- Frisquet, notices d'utilisation des chaudières Visio (formulaire de téléchargement)
- Frisquet, cahier de maintenance ECO RADIO SYSTEM Visio (2019)
- Chaffoteaux, gamme Ultra et NOx, notice d'utilisation et garantie (2019)
- Chaffoteaux, Inoa Green Ultra, notice d'installation
- Chaffoteaux, Niagara C Green Ultra, notice d'installation
- Chappée, Initia+ HTE, notice d'utilisation et d'installation
- Chappée, garanties 2025
- De Dietrich, MCR 2, notice d'utilisation (2023)
- De Dietrich, MCR 2, notice d'installation (2023)
- Atlantic, Naia 2 Micro, notice d'utilisation (2022)
- Atlantic, Naia 2 Micro, notice d'installation (2022)
- Atlantic, remonter la pression d'une chaudière Naia ou Naema
- Viessmann, baisse de pression du circuit de chauffage
- Viessmann, lire la pression d'eau au manomètre
- Bosch, chaudière qui perd de la pression
- Flamco, conseils pratiques pour les vases d'expansion et les soupapes de sécurité
- Flamco, calcul d'un vase d'expansion Flexcon (coefficients de dilatation de l'eau)
- Reflex, vases d'expansion, brochure technique
- Xpair, vase d'expansion et maîtrise de la corrosion
- Cegibat (GRDF), traitement de l'eau des installations de chauffage
- AQC, fiche pathologie E.03 : corrosion et embouage des circuits de chauffage (2026)
- Règlement sanitaire départemental d'Indre-et-Loire, article 16-7 (dispositifs de chauffage)
- Code de la santé publique, article R1321-57
- Arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l'entretien annuel des chaudières, annexe 1
- Code de l'environnement, articles R224-41-4 à R224-41-9 (entretien des chaudières)
- Légifrance, décret n° 87-712 du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 7 (obligations du locataire)
- Service-Public, à quelle date l'obligation d'installer un thermostat programmable sera-t-elle effective ? (17 février 2026)
- GRDF, que faire en cas de fuite de gaz ?
Historique des mises à jour
- : première publication


